Corbas écologie vient de distribuer son journal papier dans les quelques 3000 boites aux lettres de la commune.
L'article « Développement durable » a retenu notre attention, puisque c'est un des composant du Grenelle de l'environnement.
Dans l'article, l'interprétation incomplète du rapport Brundtland ne rend qu'une vision simpliste du développement durable : Où comment confondre l'écologie en tant que science et l'écologie politique souvent (malheureusement) caricaturale.
La citation du paragraphe complet du rapport permet de mieux comprendre les autres enjeux :
« Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion :
Ainsi le tryptique "économie social écologie" mentionné dans l'article de Corbas écologie n'est abordé que sous l'angle "vivable" (= écologie + social), qui est trop réducteur (voir graphique ci-dessous).

Que ceux qui sont arrivé à suivre les réflexions et pérégrinations de Nicolas Hulot lors des élections présidentielles de 2007 se souviennent de la raison principale pour laquelle il n'est pas allé jusqu'au bout de sa candidature... Il a en effet très bien expliqué qu'il ne se sentait pas de décliner l'écologie dans toutes ses implications, car, par exemple, pour lui, « écologie + social » ne signifiait pas uniquement travailleur de proximité, emploi-jeune environnement etc.
Nicolas Hulot avait compris l'ampleur du rapport Brundtland : Décliner le social, l'économie et l'écologie n'est pas une lutte des classes modernisée.
C'est par exemple aider les entreprises à muter vers une prise en compte environnementale. L'exemple des subventions de certaines compagnies de taxis pour leurs chauffeurs achetant des véhicules propres afin de les aider à s'équiper de véhicules verts pour le moment trop cher pour -à terme- pouvoir proposer au consommateur une file de taxis classique et une file de taxis verts illustre bien cet aspect.
Ceci peut se décliner pour toutes les activités économiques qu'elles soit dites spéculatrices ou non. Cela englobe les notions de gouvernance, de responsabilité social et environnementale des entreprises et vise à favoriser une gestion optimale des ressources humaines, naturelles et financières, afin de permettre la satisfaction des besoins des communautés humaines, et ce, notamment, par la responsabilisation des entreprises et des consommateurs au regard des biens et des services qu'ils produisent et utilisent, ainsi que par l'adoption de politiques gouvernementales appropriées (principe du pollueur/payeur, internalisation des coûts environnementaux et sociaux, éco-fiscalité, bilan et taxe carbone, etc.).
Et lorsque dans un état les enveloppes de financement globales sont constantes, pour financer l’incitation à de nouvelles pratiques environnementales, ceci implique :
- de trouver de nouvelles entrées fiscales, et/ou
- de répartir de manière différentes les aides apportées (et parfois réfléchir à la répartition entre le social et l’environnemental)
Le choix n'est certes pas facile mais si le problème et les possibles solutions ne sont pris que sous un angle nous n’atteindrons pas le développement durable (nous nous en approcherons juste avec du viable, du vivable ou de l’équitable).
Le 15 mai 2008, les syndicats, en particulier ceux de l'éducation nationale, ont appelé à un mouvement de grève.
Le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, a incité à la mise en place d'un dispositif d'accueil minimum pour éviter de pénaliser les familles qui travaillent et n'ont pas de solution aisée de garde.
Malheureusement, force est de constater que les enjeux idéologiques et partisans priment pour lutter contre notre gouvernement et que la municipalité de notre commune NE METTRA PAS EN PLACE CET ACCUEIL, reportant sur les familles corbasienne l'impact de cette décision.
Ci dessous, le message adressé aux familles :
Notre municipalité justifie l'action des syndicats en se mettant clairement à leur coté. Rappellons cependant que l'argument invoqué par la mairie, ne se préoccupe pas des raisons qui ont conduit le ministère de l'éducation à proposer cette réforme.
Quelques données pour comprendre :
L’Education nationale en chiffres :
- 1,022 million de fonctionnaires, 58 milliards d’euros de budget.
- Un budget qui a été multiplié par deux en 20 ans.
Pour la rentrée prochaine :
- 35 000 départs à la retraite prévus.
- 11 200 postes non renouvelés (Loi de finances 08), soit - de 1% des effectifs.
- Un budget qui tient compte de la démographie scolaire :
- 2nd degré : 40 000 élèves en moins à la rentrée prochaine (145 000 élèves en moins au cours des trois dernières années).
- 1er degré : Démographie en hausse, 800 emplois en + au niveau national.

- Un budget qui respecte la qualité de l’enseignement :
- Sur les 8 800 postes de professeurs non renouvelés, près de 5000 emplois seront compensés par les heures supplémentaires qu’effectueront les professeurs volontaires.
- Il y aura donc 3500 postes d’enseignants devant élèves non renouvelés
- Le rapport du nombre d’élèves par division (H/E) se maintient, il est de :
* 28 élèves par classe en filière générale.
* 19 élèves par classe en filière professionnelle.
Les résultats face aux moyens : un constat alarmiste.
- 15% des élèves quittent l’école primaire en ayant de graves lacunes dans les domaines de la lecture, de l’écriture et des mathématiques. La France est devancée par tous les Etats européens de taille comparable selon les enquêtes internationales.
- La dépense moyenne par lycéen est supérieure de 22% à celle de tous les pays développés ; 1 bachelier sur 2 échoue au cours du premier cycle universitaire.
Les réformes engagées pour en finir avec des politiques aussi couteuses qu’inefficaces :
- Offrir aux élèves et à leurs familles : un enseignement + personnalisé, des prestations réservées aux plus aisés et une meilleure articulation entre le temps scolaire et le temps familial
- L’accompagnement éducatif dans les collèges de l’éducation prioritaire. L’« école après l’école » permet à ces collégiens de bénéficier d’un soutien scolaire, d’activités culturelles et sportives quatre soirs par semaine, entre 16h et 18h. 140 millions d’euros et 1,2 million d’heures supplémentaires y sont consacrés. La mesure sera étendue à l’ensemble des collèges et aux écoles primaires de l’éducation prioritaire à la rentrée prochaine.
- La suppression des 2 heures du samedi matin, dès l’année prochaine. Mesure demandée par 80% des familles au bénéfice des 15% d’enfants en difficulté.
- La mise en place de 22 000 modules de stages gratuits de remise à niveau, en français et en mathématiques. Organisés 3 fois par an (aux vacances de printemps, début juillet et fin août) pour les élèves en difficulté de CM1 et de CM2 et assurés par des enseignants volontaires rémunérés sous forme d’heures supplémentaires.
Offrir aux enseignants + de pouvoir d’achat
Lorsque la municipalité déclare que "La collectivité locale n'a pas à se substituer à l'Etat et à ses prérogatives. Elle n'a donc pas à prendre en charge les coûts d'un service minimum", la municipalité est mal renseignée car :
1/ Le maire est responsable d'oganiser l'accueil des enfants en cas de grève (en mettant en particulier à disposition des locaux répondant au critères de sécurité nécessaires).
2/ La mise en place de l'accueil minimum comme proposé par le ministère de l'éducation nationale NE COUTE RIEN à la collectivité locale. Les salaires non payés des journées de grèves étant réattribuées pour la mise en place de ce même service.
Enfin la seule mention de "majorité municipale" dans un courrier signé du maire, montre bien que celui ci n'est le maire que des corbasiens qui ont souhaité la victoire de l'extrême gauche aux élections, les impératifs des autres n'étant pas pris en considération.
Cette décision est regrettable et laisse présager un avenir bien sombre avec une municipalité qui ne se documente pas sur les mesures, qui prend automatiquement le parti des syndicats sans creuser les détails et qui ne fait nulle considération des réels besoins des habitants au nom d'une opposition politique à un gouvernement.
- OMS : Désignation des membres du conseil municipal
- Comité de jumelage : Désignation des membres du conseil municipal
Monsieur Robert Dorne a sollicité la représentativité du conseil municipal au sein des différentes instances et a posé sa candidature. Demande refusé sous prétexte qu’il ne pouvait accorder une place à l’opposition si le nombre d’élus prévus dans les différentes instances était inférieur à 4, l'opposition "ne représentant que un cinquième du conseil"... Stratégie assez étonnante donc lorsque l'on fait le rapport de force au niveau des suffrages entre le poids du groupe communiste et le poids de la droite à Corbas. En clair la majorité de gauche qui doit gouverner pour TOUS les Corbasiens préfère inclure dans les commissions la sous représentativité d'extrême gauche quasiment sans légitimité électorale plutôt qu'une vraie démocratie participative et représentative.
Devant ce refus, l’opposition a quitté la salle.
M. C. Collin (Verts) s’est abstenu (vote à main levée)
- Comité des fêtes : Désignation des membres du conseil municipal au Conseil d’Administration
- Comité des Anciens : Désignation des membres du conseil municipal au Conseil d’Administration
- COS : Désignation des membres du conseil municipal au Conseil d’Administration
- Fonds d’aide aux jeunes : Présidence de la commission d’attribution-Désignation
- Mission Locale Rhône Sud-Est : Représentant du conseil municipal-Désignation
- Listes électorales : Commission Administrative-Désignation des membres du conseil municipal
S.DEVERS - A.WELSCH (vote à main levée)
- Etablissements Publics Locaux d’Enseignement : Conseil d’administration du collège-Désignation des membres du conseil municipal
Suppléants : A.BUTIN - C.BUISSONNET (vote à main levée)
- Commission communale des Impôts directs : Renouvellement
Titulaires : A. Annarelli - J. Rivoire - J.Noc - J. Payet-Bernoud - G.Fella - D.Rubio - G-Potiron - Y.Fernandez - L.Olivo - L.Colin - C.Jocteur - J.Perrier - R.Roland - E.Paillet - J.P.Barthélémy(Mions) - L.Barioz (St-Priest)
Suppléants : P.Dehard - R.Bosca - J.M.Durand - F.Alix - S.Vialla - A.Jacquier - E.Fanjat - J.Masson - P.Amet - B.Gaget - C.Henry - F.Buache - M.Guigue - R.Comte (Feyzin) - R.Barioz (Vénissieux) (vote à main levée)
Le Maire doit également désigner 2 personnes dans chaque groupe des communes voisines.
- Comités Locaux D’information et de Concertation (CLIC) : Représentant du conseil municipal-Désignation
- Droit des sols : Permis de construire. Autorisation de déposer au nom de la commune
Adopté à l'unanimité
- Extension Jean Jaurès : Appel d’offres : Résultats
Adopté à l'unanimité.
- Subventions exceptionnelles :
- OMS : 4000€ (suite à une erreur de frappe dans le rapport des subventions du 10/04/2008).
- Judo : 2000€
- Diane de Corbas : 610€
- ARTAG : 400€
- Comité des Classes : 1530€
- Secours Populaire Français Fédération du Rhône : 300€
- Maison Familiale Rurale de Villié-Morgon : 100€
- DDEN Union du Rhône Délégation de Saint-Priest : 305€.
Il n'aura fallu que quelques conseils pour que la majorité de gauche succombe au versement de subventions exceptionnelles ! Une pratique qu'ils combattaient en s'abstenant sous le précédent mandat.
Tout en insistant sur le manque de cohérence politique de la majorité, l'UMP se félicite du soutien apporté aux associations.
- Accueil Périscolaire : Tarifs-Révision
- Accueil Périscolaire : Règlement intérieur-Modification
- Restaurants scolaires : Tarifs-Révision
- Restaurants scolaires : Règlement intérieur- Modification
A noter l’absence de M. Bonnaud, adjointe au social, sans avoir donné de pouvoir.
Fin du conseil à 20h55
Deux interventions hors conseil de Mme D. Coste concernant l'organisation de la Foire, dimanche 4 mai et de M. P. Coste qui fait un compte rendu des récentes scéances du GRand Lyon avec l'élection des 40 (sic!) vice-présidents.
Le maire à ensuite donné la parole à au public.
Deux interventions de Lilian Morinon (www.UMPcorbas.fr) :
- Sur la pratique de l'écobuage, interdite sur la commune, qui pose des problèmes sociaux et environnementaux (voir détail de l'intervention dans les commentaires) :
Réponse :
- De l'adjoint à l'environnement (M. Haon, PCF) : Il est personnellement totalement opposé à l'écobuage et incite au 100% compostage. Sa réponse dérive vers le hors sujet et il en vient à parler de la privatisation du service espace verts de la ville !
- Du président du groupe Verts, Monsieur C. Collin, qui reconnait que sans collecte le compostage n'est pas la solution en particulier pour l'élagage.
- De Monsieur P. Coste (Verts, conseiller communautaire), qui précise que élimination des déchets verts par la collecte classique pose un problème de combustion dans les incinérateurs de la collectivité et que le grand Lyon subventionne le compostage dans certaines communes (à hauteur de 30€ pour l'équipement d'un composteur).
- De Monsieur T. Butin, Maire, qui informe l'assemblée de l'ouverture prochaine d'une déchetterie à Mions et de conclure en disant qu'il va se pencher sur la question. - Sur une remarque concernant le périscolaire afin de flexibiliser le système pour les familles (horaires, facturation), comme demandé depuis des mois par la fédération de parents d'élève PEEP (voir www.PEEPcorbas.fr).
